Une bonne partie de la troupe est constituée d’hommes libres mais n’ayant que de modestes moyens. Ils sont paysans, artisans, commerçants, etc. et sont amenés à prendre les armes du fait des levées de masse auxquelles on assiste durant la Guerre des Gaules. Ils composent vraisemblablement de 40 à 80% des effectifs en fonction du peuple et de la campagne concernée durant la Guerre des Gaules.
Puisque la société gauloise est une société guerrière, chaque homme libre se doit de connaître le maniement des armes.

Leur équipement est limité par leurs revenus. Pour la plupart d’entre eux, la seule protection corporelle se limite au sayon, le grand manteau de laine, dont César nous dit qu’une fois enroulé autour du corps, il offre une protection minimale face aux armes adverses. En effet, la laine offre déjà une très bonne protection contre le tranchant d’une arme comme on peut le voir sur ces tests. Certains d’entre eux peuvent peut-être se permettre le luxe d’un casque, grâce à leur fortune personnelle ou à un arsenal militaire de leur cité.
Les guerriers doivent compter sur leur bouclier pour leur défense. Il reste l’arme principale de tout combattant. En guise d’arme offensive, ces fantassins sont équipés de la lance. Ils peuvent également porter une ou plusieurs javelines, qu’ils vont lancer avant d’arriver au corps-à-corps, voir même durant le corps-à-corps, ou utiliser dans certaines situations. Certains peuvent même peut-être compter sur une épée, qui, à l’instar du casque, provient soit de leur richesse personnelle soit d’un arsenal, voir de l’aristocrate dont ils peuvent dépendre.

La lance est une arme dont le maniement est simple, et qui permet aux guerriers de combattre en formation serrée. César nous dit que les Gaulois forment la phalange. Bien qu’il ne s’agisse probablement pas d’une phalange comme celle des hoplites qui ont disparu du monde antique depuis plusieurs centaines d’années, cela nous indique probablement qu’ils forment un mur de bouclier hérissé des pointes de lances.

César nous apprend que les fantassins se fabriquaient quasiment tous des fascines : un fagot de branches qui leur servaient à allumer leur feu et à s’asseoir, mais aussi à combler les fossés adverses, à franchir un marécage, à mettre le feu aux fortifications… Ils ont ainsi également un rôle de sapeur.
Bien que les fantassins soient très nombreux durant la Guerre des Gaules, ils ne sont pas les plus utilisés lors des combats. L’armée de secours lors du siège d’Alésia est estimée à 120 000 hommes. Un chiffre colossal, dont l’ampleur ne se retrouvera en France qu’à partir des batailles Napoléoniennes !
Stratégiquement, leur intérêt semble limité, puisqu’ils ne sont que peu rompus au combat, n’ont pas l’habitude de combattre ensembe et peuvent être indisciplinés du fait de leur manque d’expérience…

