' Trimatrici

La troupe de reconstitution des « Trimatrici » est rattachée à la MJC de Gerstheim (dans le Bas-Rhin). Elle compte une vingtaine de personnes, archéologues, artisans, étudiants ou simplement des passionés, regroupés entre-autre par un intérêt commun pour la civilisation gauloise et par la volonté de la présenter de la manière la plus vivante possible.

Dans cette optique, nous essayons de reconstituer le plus fidèlement possible l'artisanat, l'armement et les tactiques de combats, et plus généralement la vie des gaulois de la fin de l'indépendance (et plus précisement la période de la guerre des Gaules) sur le territoire des Médiomatrici et des Triboci (peuples dont l'association tire son nom).

Animations : Nos prestations sont modulées en fonction des circonstances (présentation en milieu scolaire, sur achéosites...) mais en général nous installons un campement dans lequel le public peut évoluer au fil des différents ateliers que nous proposons. Ceux-ci comprennent des activités artisanales (voir la section « Artisanats ») ainsi qu'une présentation de l'armement gaulois de la fin de l'indépendance (La Tène D2a). Suite à nos expérimentations sur les techniques de combat (voir la section « Guerriers »), nous proposons également des démonstrations de combat à divers moments de la journée. Ludique et pédagogique, nous organisons également des combats enfants avec un armement securisée.

Reconstitution historique, archéologie expérimentale et « évocation »

La reconstitution historique, initiée il y a déjà quelques années, a vu un développement assez fulgurant ; ses méthodes et ses finalités étant larges et ludiques.

Mais cet aspect ludique ne doit pas faire oublier un principe fondamental, à savoir la reconstitution d'objets ou de situations le plus fidèlement possible en se basant sur des pièces archéologiques ou des témoignages textuels précis. L'attention est surtout portée sur le résultat, en essayant de s'approcher des techniques artisanales connues, sans forcément chercher à réaliser soi-même la matière première.

Les ambitions de l'archéologie expérimentale sont plus poussées, il s'agit de reconstituer non seulement une pièce précise mais également de tenir compte des techniques artisanales de l'époque depuis la mise en forme de la matière première jusqu'à la réalisation de l'objet lui-même. Par exemple, la reproduction d'une lame selon cette méthode doit d'abord passer, entre-autre, par la reproduction d'un bas-fourneaux qui permettra d'obtenir du fer (et servira aussi à établir des données archéométriques).

Cependant, il ne faut pas oublier que les témoignages font souvent défaut (destruction des matériaux organiques, textes perdus...) ou sont sujets à polémique ; ainsi, il est de nombreux objets qui, si l'on s'en tient purement aux données, ne sont pas « reconstituables ». On adopte alors un compromis communément appelé « évocation » ; les objets ainsi réalisés ne sont donc pas attesté en tant que tel mais la vraisemblance et la « mise en contexte » obligent à tenir compte de leur existence.